06 mai 2008
A3 - Mes bonnes résolutions
Quand je suis arrivée "chez moi", je suis tombée sur... ça. Mon PC. Avec de nouveau un petit mot ("Rien de ce que vous avez touché ne restera dans les murs de ma maison, bla bla bla, j'ai brûlé vos vêtements mais un PC n'est pas facilement inflammable, bla bla bla...").
Alors je n'ai fait ni une ni deux.
Je suis allée trouver mon voisin. Et, en charmant monsieur qu'il est, il a bien voulu troquer mon PC. Contre un arbre de son verger. Pas banal, comme échange, mais j'étais plus ou moins prête à accepter n'importe quoi.
Maintenant, j'ai un pommier dans mon jardin, ce qui me laisse toute rêveuse. Je suis la nouvelle Ève, le monde m'appartient ! L'avenir m'appartient ! Je les croquerai à pleine dents ! Rien ne m'arrêtera !
C'est comme ça que j'ai décidé de commencer mon journal intime, que vous êtes en train de lire, bande de petits curieux. Je veux garder une trace pleine et entière de ma nouvelle vie, et surtout, surtout, je ne veux pas que cette vie ressemble au vide qui remplissait mes journées d'avant. Elle sera pleine comme un œuf, gouvernée par quelques principes simples qui lui donneront son sens plein et entier. Je m'appliquerai d'ailleurs à les transmettre à mes enfants afin qu'ils les inculquent aux leurs, en une longue lignée ininterrompue.
Je serai la Première d'une nouvelle Lignée de Quitania, une lignée vivante et belle, loin de ses vieilles racines pourries et destructrices.
D'abord, ce sera une lignée de femmes. Pas que je me méfie des hommes, mais je pense que mes filles seront plus à même de comprendre et de continuer mon œuvre. J'espère de tout mon cœur que leurs frères et leurs maris les aideront de tout leur possible car je pressens que ce ne sera pas une tâche facile.
Une vie fondée sur quelques principes sains ne peut qu'être porteuse des plus beaux fruits. Pour les miennes et les miens, je ne demande que trois choses : la fierté sans orgueil, l'indépendance sans misanthropie, la forme sans maladie.
La fierté nous interdira, mes filles, mes fils, de nous laisser aller aux indispositions du corps et de l'esprit, aux peurs irrationnelles qui engendrent la méfiance envers les autres. L'indépendance permettra notre autonomie, loin des différents serviteurs qui deviennent finalement peu à peu nos maîtres tant leur présence nous paraît indispensable. La forme sera placée sous le signe d'un sport pratiqué avec régularité et d'une surveillance sans faille de notre santé.
Mais surtout, ce qui compte plus que tout, mes filles, c'est de n'obéir qu'à un seul maître : soi-même. Ecoutez-vous, écoutez vos désirs et vos craintes, et fondez votre vie sur ce que vous pensez être le meilleur pour vous. Ecoutez vos cœurs au moment de faire votre vie et vos enfants : tous deux n'en seront que plus beaux.
Et n'ayez pas peur de la mort. La peur de la mort mène à la peur de la vie. Laissez les tombes de vos mères et de vos pères sur nos terres et ne craignez pas d'aller les rejoindre le moment venu ! Mieux vaut une vie intense qui s'achève qu'une vie creuse qui perdure.
Et n'oubliez jamais qu'après la pluie vient toujours le beau temps... et après le beau temps, la pluie !
Commentaires
Ah ben, Aliénor, t'as pas le choix.... tu es obligée d'être optimiste !
Allez, un peu de courage....
Tu introduis les règles de fort jolie manière *bravo*
Et il y a pas mal de vrai dans ce qu'écrit Aliénor ;)
Houlala ça commence fort!! Bravo!
Comme c'est bien écrit !! =D
Félicitations a l'auteur !!
Magistrale présentation de tous ces handicaps !
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